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À MAUPERTHUIS (77)

À 17 heures, une déléguée de la Fondation Assistance aux Animaux nous contacte pour solliciter notre aide.

Elle est près d’une ânesse suitée couchée au milieu de son pré, squelettique. La nuit tombe vite et il fait très froid. Cette personne a déjà fait le plus gros du travail et elle accepte de rester sur place, le temps pour nous de solliciter la Police, un vétérinaire et de trouver un enquêteur en urgence.

Notre déléguée étant déjà intervenue dans ce secteur, elle connaît quelques personnes compétentes au commissariat, qu’elle contacte. Une patrouille se rend sur place immédiatement. Les pompiers, appelés par la Fondation, sont déjà là. Enfin, un vétérinaire arrive, et rapidement indique l’urgence à apporter des soins à cette ânesse. Nos enquêteurs arrivent sur place aux alentours de 19 heures. Le propriétaire d’une écurie voisine accepte de mettre un box à disposition et de s’occuper des soins. L’ânesse est portée dans un van, mais au moment de partir, son propriétaire arrive… Il s’oppose à ce que son ânesse soit déplacée, même à quelques mètres de là, pour y être soignée. Il explique à la Police qu’elle est tout simplement fatiguée et qu’elle se repose.

 À noter que ce monsieur possède plusieurs box à proximité, dans lesquels il n’a pas jugé nécessaire de mettre l’ânesse à l’abri. Il a tout de même appelé un vétérinaire, venu à 13 heures le même jour, lequel s’est contenté de faire une piqûre à l’ânesse et de demander au propriétaire de la rentrer. Il faut savoir que celle-ci était couchée depuis déjà 3 jours.

Les heures passent et le ton monte tandis que l’ânesse gît dans le van, mais le propriétaire ne change pas d’avis. Les pompiers non plus. Ils n’ont pas l’intention de remettre l’animal dans le champ et de repartir comme ils sont venus. Le propriétaire de l’écurie voisine vient en renfort et s’engage auprès du propriétaire à soigner l’ânesse .

À 22 heures, enfin, le propriétaire accepte et cette pauvre ânesse, accompagnée de son ânon, est transportée par les pompiers dans un box plein de paille où les soins peuvent enfin lui être prodigués. Plusieurs personnes de l’écurie vont se relayer pendant 3 jours, 24 heures sur 24. L’ânesse est perfusée en permanence, nourrie et abreuvée régulièrement. Elle se bat, tente de se relever à de multiples reprises. Dès qu’elle entend du bruit dans l’écurie, elle appelle ses nouveaux amis.

Sa volonté de vivre et l’attention permanente de ses sauveurs ne suffiront malheureusement pas. Elle mourra le troisième jour.

Entre temps, le Parquet de MEAUX a délivré une ordonnance de placement au commissariat de COULOMMIERS, confiant au CHEM l’ensemble du troupeau, un mâle, une ânesse suitée d’un ânon de 2 mois, une ânesse gestante, et, enfin, l’ânesse mourante et son ânon.

Tout juste 10 jours plus tard, l’ânesse gestante donnera naissance à son petit.

 Une plainte est déposée.